Questions de langue
- Vtunes
- 14 oct. 2023
- 2 min de lecture
Des expressions qui font leur apparition sans que je sache comment ni pourquoi m'amènent à me poser de nouvelles questions futiles lorsque mon esprit fatigué n'a rien d'autre à faire.
Par exemple, l'expression pour ne pas la nommer est toujours suivie du nom que l'on vient de dire que l'on ne nommerait pas. C'est contre-intuitif et carrément frustrant. Si on veut absolument nommer la chose, pourquoi annoncer qu'on ne la nommera pas?
C'est une fausse bonne idée. Celle-là m'irrite encore plus. J'y perçois soit une mauvaise idée ou une mauvaise blague. Deux adjectifs d'affilée dans une phrase, c'est déjà rare, mais un deuxième qui vient changer le sens du premier, ça frise la folie. Pitié!
Ce n'est pas rien. Bien sûr que ce n'est pas rien car il n'y a que rien qui est rien. Tout le reste est quelque chose, mais quoi? C'est ce que je veux savoir et personne ne me le dit!
Du coup. L'apogée de la vacuité, si telle chose est possible. L'expression par excellence qui remplace rien. On peut marquer une pause et le sens de la phrase demeure inchangé. Le Hamas a attaqué. Du coup, Israël a riposté. Le Hamas a attaqué. Israël a riposté.
L'expression du coup, pour ne pas la nommer, c'est une fausse bonne idée qui n'est pas rien, car c'est quelque chose. Quelque chose que je ne comprends pas. Et que personne ne m'explique.
Quand est-ce? À quel moment a-t-on utilisé l'expression pour la première fois? Pourquoi le est-ce alors que ce que l'on veut vraiment savoir, c'est quand? Est-ce qu'il y a une explication? Si oui, quand l'aurais-je? Quand il y aura la paix ou plus tard encore?
Comme d'habitude, j'ai plus de questions que de réponses. Les mystères de la langue me dépassent. J'avais besoin d'en parler. Et ça m'a fait du bien.

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